Présentation Du Village

 

Les habitants de Reinhardsmunster s’appellent les Reinhardmonastériens et Reinhardmonastériennes. Au 1er recensement de 1791, Reinhardsmunster comptait 376 habitants avec un pic en 1836 atteignant 847 habitants. Au dernier recensement de 2012, le village comptait 469 habitants soit une densité de 26,3 habitants / km2.
 
Le territoire communal

 

 

 

 

En prenant en considération le ban communal, le village s'étend sur une surface de 1850 hectares. Un dénivelé de 370 mètres est à remarquer. En effet, le niveau le plus bas au Moulin de Champagne est à 250 mètres d'altitude. Le point le plus haut se situe à 620 mètres au niveau du Singrister Kopf (extrémité méridionale du massif forestier). Le centre du village est situé à 326 m. Il est traversé par plusieurs cours d'eau dont les principaux sont :

  • La rivière de la Mossel,
  • Le ruisseau Baerenbach,
  • Le ruisseau Langenthalbach.

De nombreuses sources parcourent les souterrains.

 

 

 

 

Dillersmunster

A l’origine, le village se nommait Dillersmunster qui n'était ni plus ni moins qu’un entrepreneur du village qui y habitait et y résidait (des inscriptions datant de l'époque romaine en témoignent). Ce village se situait tout autour du cimetière actuel. D’après les plans de PETIN dressés vers 1770, l'église occupait une grande partie de l'enclos du cimetière.

 

Le Neudorf

En 1616, Jean Reinhart, "comte de Hanau et de Deux-Ponts, Seigneur de Lichtenberg et d'Ochsenstein" est le fondateur du nouveau village, le Neudorf. En effet, à cette période deux douzaines d'hommes s'installent sur des terrains qui leur sont donnés à exploiter là où la forêt s'était étendue. Des contrats passés avec eux les exemptent durant 10 ans de corvées et d'impôts. La pratique de la religion protestante d'Augsbourg doit être maintenue. Parmi les colons se trouvaient des calvinistes de langue française qui descendaient probablement de familles qui avaient participé depuis 1540 au renouveau de certains villages proches de la Sarre. Les scieries de la Mosselmühle et de la Champagnemühle se sont installées à peu près au même moment :

  • la première fondée par un marchand de bois de Saverne,
  • la seconde fondée par l’archiduc Léopold d'Autriche, évêque de Strasbourg, lequel la céda bientôt à l'abbaye de Marmoutier.
Les familles du nouveau village étaient rattachées à la communauté protestante d’Allenwiller.
 
Après les dures guerres du XVIIe siècle (vers 1650-1665 et 1680-1690) le jeune village ne comptait plus que quelques familles.
 
En 1664, les Comtes de Hanau engagèrent la seigneurie d’Ochsenstein à Francis Egon de Furstenberg, évêque de Strasbourg. Mais le rachat par les Hanau ne fut effectif qu’en 1703. Les efforts des nouveaux administrateurs en vue de réintroduire le catholicisme dans le village qui se repeuplait doucement, correspondait aux mesures prises en 1685-86 par Louis XIV. En 1758, il y avait environ 60 familles catholiques et une famille d’anabaptiste.
 
Le village était souvent appelé ‘Neudorf’ même sur des actes officiels jusque vers 1760 et cette dénomination reste encore aujourd’hui dans le langage populaire.
 
Activités
 
 
Depuis toujours, l’industrie locale fut celle du bois : pour survivre, elle a dû adapter sa production aux besoins variables en fonction des époques (boisseaux, cuves, balais, bardeaux, échelles). Ces objets étaient vendus sur les marchés de la région (jadis beaucoup plus nombreux), sur les foires, mais aussi en parcourant villages et bourgs pour faire du porte à porte. Ainsi, logiquement, dans l’histoire du village, on retrouve assez souvent des textes mentionnant la présence de scieries.
 
Vers 1700, on note également à Reinhardsmunster, la présence d’une forge servant à la fabrication et à la transformation d’outils. Celle-ci fut remplacée plus tard par une fonderie. Entre 1850 et 1870, il y eut au ‘Hammer’ ainsi que dans différentes scieries des ateliers de forge et de taillanderie.
 
L’histoire complexe de la Champagnermühle et de la Mosselbach-mühle, tantôt moulins à farine, tantôt scieries, nous conduit au XXe siècle.
 
Un peu plus proche de nous, voici les activités professionnelles recensées en 1962 :
  • 17 familles de cultivateurs,
  • 32 familles qui tirent des ressources de l’agriculture,
  • 7 bucherons,
  • une soixantaine de personnes travaillant dans des usines (Thal, Saverne, Zornhoff, Marmoutier, Wasselonne) ou employés aux chemins de fer,
  • 16 familles pratiquant des métiers du bois (la fabrication des échelles l’emporte sur celle des râteaux et des cuves),
  • une vingtaine de commerçants.

 

L’ancienne et la nouvelle église
 
Depuis longtemps, l’ancienne église (qui occupait une grande partie de l'enclos du cimetière actuel) était trop éloignée du centre du village et ne suffisait plus aux besoins de la population. Ainsi, la construction d’une grande église envisagée dès 1840, fut réalisée par le curé Joseph SCHERBECK en 1854-1855 avec des matériaux récupérés dans l’ancienne église. Le terrain se situait au milieu du village dans la rue principale. Le plan établi par l’architecte Louis FURST de Saverne fut exécuté par l’entrepreneur MEY de Marmoutier et des artisans de Reinhardsmunster et des environs. Les hommes, les femmes et les enfants du village prêtèrent main forte en transportant des pierres du haut et du flanc de la montagne avec des traîneaux. D’autres approvisionnaient en sable.

L’orgue fut livré durant l’été 1856 par RINCKENBACH d’Ammerschwihr. Les deux cloches de l’ancienne église qui avait été livrées par le fondateur EDEL de Strasbourg en 1845 et 1847, furent suspendues dans le clocheton octogone en bois. Elles étaient dédiées :

  • pour la plus lourde (250 kilos) à l’Immaculée Conception,
  • pour la plus petite (168 kilos) à Saint Léger.
  • Suite à une donation faite d’Amérique par Nicolas KIMMENAUER, une troisième cloche vint rejoindre les deux précédentes en 1857. Elle est dédiée à l’enfant JESUS.

 L’église fut consacrée  le 15 juin 1857 par l’évêque André RAESS. 

(Source : Société d’histoire et d’archéologie de Saverne et environs)

 

 

 

 


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